La Maladie de Peyronie

Aperçu

La maladie de la Peyronie est une condition qui résulte de la formation de tissue cicatriciel dans le pénis.
Le tissue cicatricielle, qui est souvent référé comme la « plaque », se développe sur le fascia qui entoure le tissue vasculaire érectile à l’intérieur du corps pénien. Ceci peut engendrer en un changement dans la forme du pénis comme un fléchissement/une courbe, une perte de circonférence, et une perte de longueur. Parfois ces changements sont relativement mineurs, cependant, dans d’autre cas ils peuvent être très sévères. Les hommes vont à quelques reprises avoir de la difficulté à avoir ou maintenir une érection rigide.

Il est important de mettre l’emphase sur le fait que la maladie de la Peyronie est une pathologie bénigne, c’est-à-dire que ce n’est pas un cancer. Cette maladie ne va pas avoir d’impact sur la santé globale, mais pour plusieurs homme la maladie de la Peyronie peut être la source d’une énorme détresse psychologique.

La maladie de la Peyronie afflige beaucoup plus d’homme que vous ne pouvez l’imaginer. En général, la MP est diagnostiquée chez les hommes d’âge moyen, cependant elle peut se produire chez les hommes de n’importe quel âge, de l’adolescence et en montant. Bien qu’elle atteigne les hommes caucasiens, les hommes de n’importe quel groupe ethnique peuvent avoir la MP.

Il y a plusieurs types de traitements différents pour la maladie de la Peyronie. Ces traitements vont être couvert de manière plus approfondie. La première étape afin de déterminer quel traitement (si un traitement est requis) est le bon pour vous et de voir un médecin avec une expertise dans le diagnostic et le traitement de la maladie de Peyronie.

Symptômes

La maladie de la Peyronie peut se présenter avec une multitude de symptômes. Quelques hommes avec la maladie de la Peyronie présentent une douleur pénienne avec ou sans une érection. Ceci est le symptôme le plus commun dans la phase initiale de maladie. La douleur tend à s’améliorer et à disparaître avec le temps. La plaque (cicatrice) peut être ressentie comme une zone indurée ou « nodule » tout le long du corps pénien. Ceci peut engendrer un changement dans la forme, comme une courbe ou un fléchissement dans la direction de la cicatrice. Il peut aussi y avoir une perte de circonférence du pénis, et si la plaque fait le tour du pénis, le pénis peut ressembler à un sablier. Plusieurs hommes rapportent une perte de longueur pénienne, et un changement dans la rigidité de leur érection. Mis ensemble, ces symptômes peuvent engendrer une difficulté pour l’homme et leur partenaire d’accomplir une activité sexuelle satisfaisante. Ceci peut créer un sentiment de désespoir qui peut créer une détresse émotionnelle.

En générale, la maladie de la Peyronie se produit en deux stades. Dans le premier stade (la phase aiguë), qui peut perdurer entre 3 à 12 mois et même plus, la plaque commence à se former et le pénis commence à courber, s’étrangler et raccourcir. Les hommes à ce stade ont le plus probablement de la douleur. Dans le second stade (la phase chronique), la plaque et la courbe se stabilisent, mais le pénis ne devient pas droit. La douleur en générale commence à disparaître, mais les troubles érectiles peuvent continuer et devenir pire.
Il y a une association rapportée entre la MP et un désordre génétique appelée une contracture de Dupuytren. Cette pathologie consiste en du tissue cicatricielle qui se forme le long du fascia entourant le tendon dans la paume de la main qui entraine une contraction vers la paume de l’annulaire. 20 - 30 % des hommes qui ont la maladie de Pyeronie vont rapporter une histoire personnelle ou familiale de contracture de Dupuytren.

Causes

Il reste beaucoup d’éléments à élucider à propos des causes de la maladie de la Peyronie. Les études suggèrent qu’il s’agit d’un désordre de la guérison de plaie qui se produit après un certain type de trauma au pénis. L’exemple classique serait un patient qui aurait un « mauvais alignement » lors d’une relation sexuelle, dans laquelle le pénis serait sortie du vagin et aurait frapper le pubis ou le périnée du partenaire qui aurait causé un fléchissement du pénis. Cependant la plupart des hommes qui développent la maladie de la Peyronie ne se rappellent pas d’un trauma tels que décrit précédemment. Plutôt, il se peut que la plupart des hommes subissent un trauma léger (on appelle ceci des « microtrauma ») au pénis lors des relations sexuelles. Ces dernières passent inaperçu, mais, dans certain cas, ils peuvent engendrer la formation de tissu cicatriciel.

Normalement, la guérison de plaie se fait en trois phases : premièrement, des enzymes nettoient la plaie en enlevant les tissus morts ou endommagés. Deuxièmement, le corps répare la plaie en formant des tissus cicatriciels qui donne de la force au tissu endommagé. Finalement, les tissus de collagène qui forment la cicatrice sont détruits et réalignés pour former une cicatrice plus petite et « remodelée ».
Dans la maladie de Peyronie, non seulement la formation de cicatrice est plus « extrême », mais le remodelage de la cicatrice ne se produit pas ou se produit de manière insuffisante.

La cicatrisation anormale dans la maladie de la Peyronie est soupçonnée d’être liée au processus qui se produit au niveau cellulaire qui stimule la formation de tissu cicatriciel dans la seconde phase de la guérison de plaie. Durant ce processus, une quantité excessive de collagène, qui est une sorte de protéine, s’accumule pour créer une plaque. Les enzymes qui régulent la production de collagène, et qui sont responsables de remodeler la cicatrice dans la troisième phase de la guérison de plaie, jouent aussi un rôle. Les patients avec la maladie de la Peyronie peuvent produire une quantité insuffisante de ces enzymes ou ces enzymes produites peuvent ne pas fonctionner de manière adéquate pour remodeler la cicatrice. Pour compliquer la situation encore plus, chez certains hommes, une partie du collagène dans la plaque peut être remplacer par du calcium.

Plusieurs chercheurs croient que les hommes qui développe la maladie de Peyronie ont une certaine génétique (ADN ou du matériel génétique qui a été hérité de ses parents biologiques) qui rend plus propice la fabrication de tissu cicatriciel en réponse à un trauma au pénis. En d’autres mots, la maladie de Peyronie peut être héréditaire. Il y a encore beaucoup de choses que nous ne savons pas sur les causes de la maladie de Peyronie, cependant des projets de recherches actuels et futurs jettent un nouvel éclairage sur cette maladie.

Diagnostic

La maladie de Peyronie est traitée par les urologues - les médecins qui se spécialise dans les problèmes reliés au pénis et aux autres organes de l’arbre urinaire. Mais ce ne sont pas tous les urologues qui ont de l’expérience dans le traitement de la maladie de la Peyronie. Un homme doit être à l’aise avec son urologue et confiant que ce médecin ait l’expertise nécessaire. S’il a le moindre doute, cet homme doit demander une seconde opinion ou changer à un nouvel urologue.

Parfois, prendre le premier rendez-vous est l’étape la plus ardue. Un homme avec une maladie de Peyronie peut avoir honte d’admettre son problème, spécialement avec une partie du corps qui définit la masculinité. Il peut aussi se sentir nerveux à propos du traitement.

Mais accomplir cette étape a de nombreux bénéfices:

  • Réassurance. Un urologue expérimenté dans la maladie de Peyronie peut mettre un homme à l’aise en lui donnant les faits sur la maladie et ce qu’on peut faire comme traitement. Avoir un plan d’action spécifique peut permettre à un homme de se sentir plus en contrôle de la situation.
  • Référence à des services d’aide psychologique et de thérapie sexuel. La maladie de Peyronie peut engendrer un fardeau émotionnel sur l’homme et leur partenaire. L’homme peut se sentir déprimé car il ne peut avoir des relations sexuelles comme avant. Il peut se sentir anxieux à propos de nouvelle activité sexuelle. Le patient et leur partenaire peuvent commencer à se distancier l’un de l’autre et communiquer moins. Un médecin expérimenté peut référer les hommes et leurs partenaires à de l’aide afin de résoudre ses problèmes. Un thérapeute sexuel peut aussi permettre au couple de communiquer à propos des relations sexuelles et suggérer des stratégies pour améliorer l’intimité dans la relation.
  • Orientation individuelle. L’urologue de cet homme connaît sa situation spécifique et peut répondre aux questions de manière plus personnalisée.
  • Soutien. Un urologue peut recommander des livres, articles et site Web fiables avec plus d’informations sur la maladie de Peyronie aux hommes et à leurs partenaires. Ils peuvent aussi suggérer des groupes de soutien ou des communautés de soutien en ligne où les hommes et leurs partenaires peuvent parler avec d’autres personnes dans la même situation.

Les hommes qui planifient leur premier rendez-vous sont encouragés à écrire les détails de leurs symptômes et toutes questions qu’ils ont. Il est aussi commun d’apporter des photographies de leur pénis en érections pris de différents angles. Ceci aidera le médecin à voir exactement le type de courbe et de plaque cicatricielle en jeu. Parfois le partenaire doit prendre ces photos.

Certains hommes choisissent d’apporter leur conjoint lors des rendez-vous. Les conjoints peuvent apporter du soutien et être une « autre paire d’oreille » quand le médecin explique la maladie et les traitements. Les conjoints peuvent aussi penser à d’autre questions auxquelles les patients n’ont pas pensé.

La maladie de Peyronie peut être diagnostiquée avec une anamnèse exhaustive et un examen physique. Lors de l’examen, le pénis est examiné de manière assidue pour une plaque qui est très apparente chez certains hommes et très subtiles chez d’autres. La plupart des experts s’entendent pour dire que n’importe quel homme intéressé à avoir des traitements doit subir des tests additionnels. Ceci est particulièrement vrai pour ceux qui considèrent des traitements plus invasifs tels des injections ou des chirurgies (voir la section des traitements ci-dessous). Certains médecins se baseront sur les photographies prises par le patient à la maison. Celles-ci sont utiles, mais ont certaines limitations. Une autre méthode d’évaluer complètement les symptômes est de performer un test d’« érection artificielle » dans la clinique. Lors de cet examen, une petite quantité d’un médicament (ou d’un mélange de médicament) est injectée dans le pénis à travers une petite aiguille. La(Les) médication(s) travaille(nt) en disant au petit vaisseau sanguin dans le pénis de s’ouvrir et d’apporter plus de sang dans le pénis. Ceci est similaire à ce qui arrive dans le pénis lors d’une érection sexuellement induite. Lorsque le pénis est en érection, le médecin peut utiliser un outil spécial pour mesurer de manière précise la direction et le degré de la courbe. Le médecin peut évaluer d’autres changements de la forme du pénis dont des indentations ou des déformations en « sablier ». Pensez à cet examen de telle sorte que le médecin verra ce que « vous voyez à la maison ».

Un autre test recommandé est une échographie du pénis. Cette étude utilise le reflet des ondes sonores sur les tissus pour créer une image. Avec la machine d’échographie, on peut actuellement visualiser le tissu cicatriciel. L’échographie peut aussi être utilisée pour mesurer la circulation sanguine dans les artères du pénis, ce qui peut aider à évaluer la fonction érectile. D’autre types d’imageries incluant le rayon-X, le CT-scan et la résonnance magnétique sont rarement utiles, mais peuvent être recommandés dans certaines circonstances.

Une fois les tests complétés, votre médecin traitant sera capable de prendre toute l’information qu’il ou elle a réunie, et ensemble, vous allez décider du plan de traitement le plus approprié.

Traitements

La maladie de Peyronie est une pathologie bénigne, ou non-cancéreuse. Ceci signifie que, si les symptômes sont relativement modérés ou ne vous incommodent pas, ce serait acceptable de simplement observer. Seules quelques études ont examiné ce qui arrive aux hommes qui ont décidé de ne pas subir de traitement durant les cinq premières années après les débuts des symptômes. Une des premières études, dans les années 1970, suggère que la moitié des hommes qui ont seulement choisi l’observation verront une amélioration. Cependant, nous savons que seulement 5 – 15 % des hommes vont vraiment voir une amélioration spontanée des symptômes. Le revers de la médaille est que jusqu’à la moitié des hommes avec une maladie de Peyronie devrait voir une détérioration de leurs symptômes (particulièrement une courbe et une perte de longueur du pénis) au cours de la première année. Heureusement, les choses devraient se stabiliser et pratiquement dans tous les cas, la douleur (si présente) s’améliorera ou disparaîtra complètement.

Pour ceux qui voudront un traitement, il est important pour le médecin traitant de discuter du but du traitement. Les buts peuvent inclure la prévention de la dégradation des effets néfastes, l’amélioration de la courbe, réobtenir une certaine longueur du pénis, résoudre la douleur, et ultimement faire en sorte que ce soit plus facile de participer dans une activité sexuelle. Il est habituellement impossible de ramener le pénis comme il était avant que la maladie de la Peyronie ne débute. Chaque individu va avoir ses propres buts, et il n’y a pas qu’un seul bon traitement qui convient à tout le monde.

Pilules
Les chercheurs ont étudié de nombreuse thérapie orale pour la MP, incluant : la carnitine, la colchicine, le potassium aminobenzoate, le tomaxifen, la pentoxifylline, et la vitamine E. Ces agents oraux ont été évalués à cause de leur effet anti-oxydant ou de leur effet supposé sur la synthèse de collagène et la formation de tissu cicatriciel.

Malheureusement, la plupart des études qui ont utilisé des thérapies orales ont comparé les patients à un groupe non traité, « groupe contrôle ». Il n’est pas clair si les thérapies orales pour la MP offrent un certain bénéfice par rapport au non-traitement en termes de courbe pénienne, douleur, ou la possibilité d’avoir une relation sexuelle.

Comme discuté précédemment, plusieurs hommes avec la Peyronie ont des dysfonctions érectiles. Des érections molles peuvent causer le pénis de se tordre lors de l’activité sexuelle, ce qui résulte en plus de trauma pénien. Il est important que les hommes avec la Peyronie aient des érections rigides pour diminuer les traumas. Le traitement initial pour promouvoir des érections plus rigides est de souvent essayer des pilules comme sildenafil (Viagra) ou tadalafil (Cialis), ce qui aident à améliorer la circulation sanguine au pénis.

Thérapie d’injection intra lésionnelle
Plusieurs agents ont été étudiés comme une thérapie d’injection intra lésionnelle, c’est-à-dire qu’ils sont injectés dans la plaque de la MP. Les stéroïdes ont été les premiers médicaments à être utilisés de cette manière. Maintenant, l’injection intra lésionnelle de stéroïde est découragée dans le traitement de la MP car il n’y a pas de bénéfice clair et il y a un potentiel de risque d’effet secondaire.

Vérapamil, un bloqueur des canaux calcique généralement utilisé pour traiter la haute pression artérielle dans la forme orale, a initialement été proposé d’arrêter la synthèse de collagène et augmenté l’activité de collagénase, donc promouvoir le remodelage de la cicatricielle. De même, l’injection d’interferon a été proposée pour améliorer la MP à travers la modulation du système immunitaire, l’induction d’enzyme naturelle qui décompose le collagène, et d’autres mécanismes. L’acide hyaluronique a aussi été proposé et utilisé dans certains nombre d’étude pour traiter la MP. Entre ces trois traitements, les études comparatives les plus récentes ont suggéré que l’interferon a probablement les meilleurs résultats. Jusqu’à récemment, ces molécules ont été les traitements injectables les plus utilisés pour traiter la maladie de Peyronie.

En 2013, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a approuvé l’utilisation d’un médicament injectable connu comme Collagenase Clostridium histolyticum (Xiaflex; Endo Pharmaceuticals, Dublin, Ireland). Ceci est le premier et le seul traitement non-chirurgical à être approuvé par la FDA pour le traitement de la maladie de Peyronie. Comme les autres injections intra lésionnelle, le médicament est injecté directement dans le tissu cicatriciel. Ceci est une collagénase, c’est-à-dire qui décompose le collagène. Ce traitement offre de meilleur résultat quand un remodelage ou « pliage » du pénis est fait, soit par le médecin traitant ou par le patient à la maison. La collagénase est administrée dans le bureau au cours de quatre ou cinq mois de traitement, avec un total de 8 injections durant cet intervalle de temps. Dans une grande étude internationale effectuée par plusieurs médecins, les hommes ayant reçu le Xiaflex ont une amélioration significative dans la courbe comparativement aux hommes qui ont reçu du placebo (injection d’eau saline ou « salin »). Certains hommes, ceux avec des courbes très modérées ou sévères, aussi ceux avec une courbe vers le bas, peuvent ne pas se qualifier pour la collagénase. Des examens comme l’érection provoquée dans le bureau vont aider votre médecin traitant à déterminer si ce traitement est le bon traitement pour vous.

Traitement topique
Le Vérapamil a été introduit comme un gel topique au milieu des années 1990. Il a été espéré que cette drogue, qui a été quelque peu fructueux comme une injection intra lésionnelle, peut produire le même résultat avec moins d’inconfort dans cette forme non invasive. Malheureusement, lorsqu’appliquée topiquement, cette drogue n’atteint pas la tunique albuginée. Ceci a été confirmé lorsque des hommes prévus pour une implantation d’une prothèse pénienne ont eu du vérapamil en gel appliqué au niveau du corps du pénis la veille et le jour de la chirurgie. Lors de la chirurgie, un petit échantillon de tissu de la tunique albuginée de chaque homme a été prélevé et examiné pour du vérapamil. Aucune quantité de vérapamil n’a été détectée dans ces échantillons. Dans le passé, certains médecins ont utilisé une énergie électrique dans l’espoir que cette méthode va augmenter la pénétrance de ce médicament dans la peau et permettre au médicament de trouver son chemin vers la cicatrice dans un processus appelé « iontophorèse ». Alors que certaines études ont démontré un effet bénéfique modéré, les lignes directrices actuelles ne recommandent pas l’utilisation de routine de ce type de thérapie. En ce sens, en attendant d’autres études qui démontrent l’habilité de n’importe quel système topique de pénétrer la plaque de Peyronie, les thérapies topiques sont généralement non recommandées pour le traitement de la MP.

Thérapie de lithotripsie
La lithotripsie a été testée comme un moyen de briser la plaque de la MP, de promouvoir la résorption de la plaque, améliorer la circulation sanguine, et redresser le pénis. À ce jour, aucune amélioration de la courbure du pénis, de la taille de la plaque, de la fonction sexuelle, ou de la rigidité de l’érection a été rapportée avec ce traitement chez les hommes avec une maladie de la Peyronie. Cependant, la lithotripsie peut améliorer la douleur pénienne chez certains hommes et peut être utilisée pour cet escient. La ligne directrice du AUA actuelle sur la maladie de Peyronie recommande contre l’utilisation de la lithotripsie pour améliorer la courbe du pénis et la plaque associée avec la MP.

Traction pénienne
La traction pénienne réfère à l’utilisation d’un appareil de traction mécanique afin de tirer d’une manière douce sur un pénis flasque. Cette traction douce, lorsqu’exercée sur la plaque de la maladie de Peyronie, engendre un remodelage du tissu cicatriciel par le corps humain, et ainsi améliore la courbe pénienne pour certains hommes. De plus, la traction peut aussi promouvoir une augmentation dans la longueur du pénis flasque et en érection. Des études qui se sont attardées à la traction du pénis et la maladie de Peyronie ont été publiées il y a plus de quinze ans. Plusieurs différents appareils de tractions sont disponibles. Certaines des premières études rapportent que les hommes devaient utiliser ces appareils pendant 3 à 8 heures par jour pendant plusieurs mois afin d’atteindre un bénéfice dans la longueur et/ou la courbe du pénis. Plus récemment, des études basées sur les nouveaux appareils de tractions suggèrent que les hommes peuvent voir des améliorations significatives avec seulement 30 à 90 minutes par jour.

La traction est fréquemment utilisée seule pour la maladie de Peyronie, mais elle peut aussi être utilisé en combinaison avec d’autres types de traitement comme les injections intra lésionnelles et la chirurgie pour améliorer les résultats.

Chirurgie
Les hommes souffrant de la MP pendant au moins six à douze mois, qui n’ont pas vu de détérioration récente de la courbe pénienne, qui ne sont pas capables d’avoir une relation sexuelle satisfaisante, et dont la MP est sans douleur peuvent être candidats pour une chirurgie correctrice de la MP. La chirurgie est considérée « l’étalon d’or » pour la correction de la courbe associée avec la MP, et les techniques chirurgicales se sont améliorées énormément au cours des dernières décennies.

Il n’y a pas une seule chirurgie qui est bonne pour tous les patients. Si vous êtes capable de maintenir une érection satisfaisante (avec ou sans médicament), la courbe de votre pénis est moins qu’à peu près 60 degrés, et que votre pénis n’a ni une déformation en sablier ou une déformation en charnière, votre médecin peut recommander une plication de la tunica albuginée/corporoplastie. Lorsque la plicature est performée, le tissu de la tunica albuginée du côté opposé de la plaque est plicaturé, ou suturé, pour contrecarrer l’effet de la courbature. Certains chirurgiens vont aussi offrir la plicature pour des hommes avec une courbe plus sévère.

Si votre pénis a une courbe plus sévère, ou si le corps pénien a un rétrécissement sévère qui ne peut devenir en érection sans former une boucle, alors une chirurgie plus complexe peut être considérée. Ceci est connue comme une incision/excision de la plaque et greffage. Lors de cette chirurgie, la plaque elle-même est incisée (coupée à travers ou partiellement excisée) permettant au pénis de se redresser. La zone où la plaque a été coupée est remplie à l’aide d’un greffon, qui est composé soit d’un tissu vivant d’une autre partie du corps du patient ou prélevé de tissu d’un humain ou d’un animal. Il y a plusieurs différents types de greffon que le chirurgien peut utiliser, et chacun a ses avantages et ses inconvénients. Votre chirurgien discutera avec vous plus en détail des indications. Ce type de chirurgie présente un risque accru de dysfonction érectile et de changement de sensation au niveau du pénis (engourdissement) par rapport à la plicature. Cette technique n’est donc pas habituellement performée pour les conditions moins sévères.

La mise en place d’une prothèse pénienne (implant pénien) peut être indiquée pour les hommes avec une maladie de Peyronie et une dysfonction érectile. Lors de la chirurgie, des cylindres sont placés dans les corps caverneux. Ces cylindres ont l’habilité de s’expandre avec du liquide afin de créer une rigidité qui permet à l’homme d’avoir une activité sexuelle similaire à celle d’une érection naturelle. Si nécessaire, le chirurgien peut performer des manœuvres additionnelles pour redresser le pénis en même temps. Chez les hommes qui souffrent de dysfonction érectile et de la maladie de Peyronie, cette approche est associée avec le meilleur degré de satisfaction.

Toutes chirurgies de la MP comportent un risque potentiel, incluant un redressement incomplet du pénis, une dysfonction érectile, et une diminution des sensations péniennes. Avant de subir n’importe quelles chirurgies MP, assurez-vous de bien discuter de tous les risques avec votre chirurgien.

Dans la plupart des cas, une correction chirurgicale de la MP redresse avec succès le pénis, mais dans la phase précoce de la MP, d’autres approches sont essayées en premier dont la traction ou l’injection. Si vous avez des signes et des symptômes de MP, parlez avec votre médecin du traitement qui vous convient le mieux.